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SÉROTYPAGE DES SHIGELLA
Accueil diaporamas milieux d'isolement examens microscopiques métabolismes produits pathologiques systématique bactérienne virologie mycologie antibiogramme sécurité
   
 

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1. QUAND LE PRATIQUER?

Un sérotypage est effectué systématiquement, pour toute souche présentant les caractères biochimiques du genre Shigella.

2. EN QUOI CONSISTE-T-IL?

Le sérotypage des Shigella consiste à identifier les antigènes O de ces bactéries (absence d'antigènes H chez ces bactéries qui sont immobiles), afin de déterminer précisément l'espèce (voire le sérotype), grâce à des réactions d'agglutination active directe sur lame.

3. COMMENT LE PRATIQUER?

Le sérotypage des Shigella est réalisé grâce à une technique d'agglutination active directe sur lame, mettant en jeu les bactéries à tester avec différents anti-sérums. Il nécessite:

  • Une culture pure de la souche de Shigella sur gélose non sélective
  • Des anti-sérums spécifiques obtenus par immunisation d'animaux
  • Un tableau simplifié des caractères biochimiques des espèces.

 

Antisérums

Caractères biochimiques

ONPG

indole

mannitol

ODC

S. dysenteriae
Sous-groupe A
10 sérotypes

Sérum polyvalent A1 :  sérotypes 1, 3, 4, 5, 6
Sérum polyvalent A2 : sérotypes 2, 7, 8
Sérum monovalent anti-Shiga : sérotype 1

- ou +
-
+

-
+
-

-

-

S. flexneri
Sous-groupe B
6 sérotypes

Sérum polyvalent B : sérotypes 1, 2, 3, 4, 5, 6

-

d

+

-

S. boydii
Sous-groupe C
15 sérotypes

Sérum polyvalent C1 : sérotypes 1, 2, 3, 4
Sérum polyvalent C2 : sérotypes 8, 10, 14 
Sérum polyvalent C3 : sérotypes 5, 7, 9, 11, 15

-
-
- (sauf sérotype 9)

-
-
+

+

-

S. sonnei
Sous-groupe D
1 sérotype

Sérum mixte D

d

-

+

+

Technique

  • Déposer une goutte d'antisérum sur une plaque ou lame de verre parfaitement propre
  • Emulsionner à  la pipette ou avec un agitateur jetable un peu de culture bactérienne prélevée sur gélose non sélective de façon à obtenir un trouble homogène dans la goutte
  • Agiter la lame par mouvements lents et circulaires
  • Observer l'apparition d'agglutinats fins, granulaires et difficiles à dissocier (s'aider éventuellement d'un fond noir pour une meilleure visualisation des agglutinats).

 

 

F  Sécurité
On travaillera de préférence avec des gants, sans bec Bunsen (asepsie non nécessaire, mais risque de souillure des mains lors des mouvements de rotation des lames et de contamination par voie orale).

4. CONDUITE DU SÉROTYPAGE

1ère  étape: test en eau physiologique

Tester la souche en eau physiologique.

  • S'il n'y a pas agglutination, la souche n'est pas auto-agglutinable et on peut poursuivre le sérotypage.
  • S'il y a agglutination, la souche est auto-agglutinable. Il faut la repiquer et recommencer le sérotypage.

2ème  étape: test d'un ou plusieurs antisérums

Tester:

  • En priorité l'antisérum correspondant à l'espèce vers laquelle les caractères biochimiques ont permis de s'orienter
  • En l’absence d’orientation, tester les antisérums par ordre de fréquence d'isolement des espèces de Shigella (D puis B puis C puis A).

S'il y a agglutination nette, en moins de 30 secondes, avec un des antisérums, conclure à l'espèce correspondante.

S'il n'y a pas d'agglutination ou une agglutination douteuse avec un ou plusieurs antisérums, s'assurer de la bonne conformité des résultats avec le genre Shigella et envoyer la souche au centre de référence des Shigella.

 

Creative Commons License
Ce site est mis à disposition sous un contrat Creative Commons.  
Par Brigitte VERON - Collectif Photo-Reims

 

 
 
Sérotypage des salmonella

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1. QUAND LE PRATIQUER?

Un sérotypage est effectué systématiquement, pour toute souche présentant les caractères biochimiques du genre Shigella.

2. EN QUOI CONSISTE-T-IL?

Le sérotypage des Shigella consiste à identifier les antigènes O de ces bactéries (absence d'antigènes H chez ces bactéries qui sont immobiles), afin de déterminer précisément l'espèce (voire le sérotype), grâce à des réactions d'agglutination active directe sur lame.

3. COMMENT LE PRATIQUER?

Le sérotypage des Shigella est réalisé grâce à une technique d'agglutination active directe sur lame, mettant en jeu les bactéries à tester avec différents anti-sérums. Il nécessite:

  • Une culture pure de la souche de Shigella sur gélose non sélective
  • Des anti-sérums spécifiques obtenus par immunisation d'animaux
  • Un tableau simplifié des caractères biochimiques des espèces.

 

Antisérums

Caractères biochimiques

ONPG

indole

mannitol

ODC

S. dysenteriae
Sous-groupe A
10 sérotypes

Sérum polyvalent A1 :  sérotypes 1, 3, 4, 5, 6
Sérum polyvalent A2 : sérotypes 2, 7, 8
Sérum monovalent anti-Shiga : sérotype 1

- ou +
-
+

-
+
-

-

-

S. flexneri
Sous-groupe B
6 sérotypes

Sérum polyvalent B : sérotypes 1, 2, 3, 4, 5, 6

-

d

+

-

S. boydii
Sous-groupe C
15 sérotypes

Sérum polyvalent C1 : sérotypes 1, 2, 3, 4
Sérum polyvalent C2 : sérotypes 8, 10, 14 
Sérum polyvalent C3 : sérotypes 5, 7, 9, 11, 15

-
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- (sauf sérotype 9)

-
-
+

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S. sonnei
Sous-groupe D
1 sérotype

Sérum mixte D

d

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+

+

Technique

  • Déposer une goutte d'antisérum sur une plaque ou lame de verre parfaitement propre
  • Emulsionner à  la pipette ou avec un agitateur jetable un peu de culture bactérienne prélevée sur gélose non sélective de façon à obtenir un trouble homogène dans la goutte
  • Agiter la lame par mouvements lents et circulaires
  • Observer l'apparition d'agglutinats fins, granulaires et difficiles à dissocier (s'aider éventuellement d'un fond noir pour une meilleure visualisation des agglutinats).

 

 

F  Sécurité
On travaillera de préférence avec des gants, sans bec Bunsen (asepsie non nécessaire, mais risque de souillure des mains lors des mouvements de rotation des lames et de contamination par voie orale).

4. CONDUITE DU SÉROTYPAGE

1ère  étape: test en eau physiologique

Tester la souche en eau physiologique.

  • S'il n'y a pas agglutination, la souche n'est pas auto-agglutinable et on peut poursuivre le sérotypage.
  • S'il y a agglutination, la souche est auto-agglutinable. Il faut la repiquer et recommencer le sérotypage.

2ème  étape: test d'un ou plusieurs antisérums

Tester:

  • En priorité l'antisérum correspondant à l'espèce vers laquelle les caractères biochimiques ont permis de s'orienter
  • En l’absence d’orientation, tester les antisérums par ordre de fréquence d'isolement des espèces de Shigella (D puis B puis C puis A).

S'il y a agglutination nette, en moins de 30 secondes, avec un des antisérums, conclure à l'espèce correspondante.

S'il n'y a pas d'agglutination ou une agglutination douteuse avec un ou plusieurs antisérums, s'assurer de la bonne conformité des résultats avec le genre Shigella et envoyer la souche au centre de référence des Shigella.

 

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Un sérotypage est effectué systématiquement, pour toute souche présentant les caractères biochimiques du genre Shigella.

2. EN QUOI CONSISTE-T-IL?

Le sérotypage des Shigella consiste à identifier les antigènes O de ces bactéries (absence d'antigènes H chez ces bactéries qui sont immobiles), afin de déterminer précisément l'espèce (voire le sérotype), grâce à des réactions d'agglutination active directe sur lame.

3. COMMENT LE PRATIQUER?

Le sérotypage des Shigella est réalisé grâce à une technique d'agglutination active directe sur lame, mettant en jeu les bactéries à tester avec différents anti-sérums. Il nécessite:

  • Une culture pure de la souche de Shigella sur gélose non sélective
  • Des anti-sérums spécifiques obtenus par immunisation d'animaux
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Antisérums

Caractères biochimiques

ONPG

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ODC

S. dysenteriae
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10 sérotypes

Sérum polyvalent A1 :  sérotypes 1, 3, 4, 5, 6
Sérum polyvalent A2 : sérotypes 2, 7, 8
Sérum monovalent anti-Shiga : sérotype 1

- ou +
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Sérum polyvalent C1 : sérotypes 1, 2, 3, 4
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Sérum polyvalent C3 : sérotypes 5, 7, 9, 11, 15

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- (sauf sérotype 9)

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S. sonnei
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1 sérotype

Sérum mixte D

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Technique

  • Déposer une goutte d'antisérum sur une plaque ou lame de verre parfaitement propre
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4. CONDUITE DU SÉROTYPAGE

1ère  étape: test en eau physiologique

Tester la souche en eau physiologique.

  • S'il n'y a pas agglutination, la souche n'est pas auto-agglutinable et on peut poursuivre le sérotypage.
  • S'il y a agglutination, la souche est auto-agglutinable. Il faut la repiquer et recommencer le sérotypage.

2ème  étape: test d'un ou plusieurs antisérums

Tester:

  • En priorité l'antisérum correspondant à l'espèce vers laquelle les caractères biochimiques ont permis de s'orienter
  • En l’absence d’orientation, tester les antisérums par ordre de fréquence d'isolement des espèces de Shigella (D puis B puis C puis A).

S'il y a agglutination nette, en moins de 30 secondes, avec un des antisérums, conclure à l'espèce correspondante.

S'il n'y a pas d'agglutination ou une agglutination douteuse avec un ou plusieurs antisérums, s'assurer de la bonne conformité des résultats avec le genre Shigella et envoyer la souche au centre de référence des Shigella.

 

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