Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

 
DOCUMENT 7
Accueil diaporamas milieux d'isolement examens microscopiques métabolismes produits pathologiques systématique bactérienne virologie mycologie antibiogramme sécurité
   
 
 

Rechercher sur le site


ORGANISATION DU POSTE DE TRAVAIL ET DES  MANIPULATIONS

Quels que soient les buts recherchés et en conséquence, les méthodes à appliquer, le bactériologiste doit respecter certaines règles essentielles :

  • Eviter toute contamination du matériel bactérien à étudier : les mains du bactériologiste, la surface de travail, tous les objets usuels, et surtout l'air ambiant, contiennent normalement de nombreuses bactéries. Leur contact accidentel en cours de travail rend toute étude bactériologique impossible.
  • Eviter toute contamination par le matériel bactérien à étudier. Lorsque la présence de bactéries pathogènes peut être suspectée, il semble évident que des précautions doivent être prises pour la sécurité du bactériologiste et de son entourage. Mais cette règle importante doit toujours être respectée quelles que soient les bactéries en cause : la contamination d'un poste de travail risque de compromettre le résultat d'études ultérieures.

 

Pour répondre à ces règles impérieuses, le bactériologiste doit s'astreindre au respect de gestes précis de travail que certains auteurs ont qualifiés de «gestes rituels de la bactériologie » et d'autres, de réflexes conditionnés.

  • INSTALLATION D'UN POSTE DE MANIPULATIONS
    • La place de travail doit :
      • mesurer au minimum 60 cm de profondeur sur 1,50 m de longueur,
      • être recouverte d'un matériau de préférence de couleur blanche, lisse, incombustible, résistant aux antiseptiques, aux acides, aux bases et aux colorants,
      • être éclairée de façon à éviter les ombres portées.   
    • Deux postes de travail doivent être installés de façon distincte :
      • L'un, destiné aux préparations microscopiques comprend un bac à coloration surmonté d'un porte-lame, une batterie de colorants, une pissette d'eau distillée et une réserve de lames et de lamelles.
      • L'autre, destiné aux manipulations stériles, est organisé de la façon suivante (cas d'un droitier, pour un gaucher : inverser les positions):
        • Un bec Bunsen, destiné à assurer les conditions d'asepsie locale indispensables, est placé sensiblement au centre du poste de travail, à environ 25 cm du bord de la paillasse.
        • A gauche du bec Bunsen, est disposé 1e matériel sur lequel le travail doit être effectué : produits à étudier, milieux de culture, liquides de dilution.           
        • A droite du bec Bunsen, sont placés les instruments nécessaires au travail : pipettes Pasteur entreposées, pointes en haut, dans un récipient de verre à large ouverture, ensemenceurs métalliques et pince.
        • A l’arrière droit du bec Bunsen, un récipient en verre ou en matière plastique rempli d'une solution antiseptique (eau de Javel par exemple) dans lequel seront déposées les pipettes Pasteur après leur utilisation.

 

La disposition sera toujours la même, on évitera tout ce qui est inutile dans la zone de travail. Le travail est réalisé en position assise ce qui nécessite que tout le matériel soit disposé à portée de main. Tout le matériel doit être accessible sans que le bactériologiste ait à se déplacer. II doit pouvoir être manipulé sans que rien ne s'interpose entre lui et la flamme.

 

ORGANISATION DU POSTE DE TRAVAIL
POUR UN DROITIER                                                       
                                                          

        


1 : bec Bunsen
2 : pot à instruments d’ensemencement
3 : pot à Javel (pipettes contaminées)
4 : poubelle à déchets contaminés
5 : petit portoir de tubes

6 : grand portoir de tubes
7 : boîte de Pétri
8 : microscope
9 : bac à coloration
10 : portoir à colorants

       

  • REGLES GENERALES DE MANIPULATION

Pour répondre aux règles de travail aseptique, le bactériologiste devra effectuer tous les prélèvements, transferts et ensemencements dans des conditions d'asepsie rigoureuse.


Le prélèvement de l'inoculum et son transfert sont pratiqués dans la zone stérile de la flamme, avec un outil stérile.

    • Tous les instruments à utiliser doivent être stériles : soit présentés dans un emballage stérile qui sera ouvert dans la zone stérile, soit stérilisés par passage dans la flamme d'un bec Bunsen immédiatement avant leur utilisation et maintenus ensuite dans la zone aseptique de travail.
    • Toutes les manipulations doivent être effectuées dans un espace restreint délimité par un rayon de 15 cm autour de la flamme d'un bec Bunsen réglé avec un cône bleu visible (zone stérile).

 

Au niveau du poste de travail, le bec Bunsen étant allumé et réglé de façon à obtenir un cône bleu visible, les zones stériles sont les suivantes :

    • l'intérieur du tube à ensemencer,
    • la zone la plus proche de la flamme (une dizaine de centimètres). Dans cette zone, en effet, la température est suffisante pour détruire les micro-organismes de l'air.

Toutes les autres zones sont septiques, en particulier :

    • l'air : les bactéries et moisissures y sont présentes dans les poussières en suspension. En l'absence de courant d'air, les poussières sédimentent lentement. Dans le cas contraire, leur mouvement n'est plus vertical, il est plus rapide et de direction peu prévisible.    
    • notre peau,
    • les surfaces : celle de la table de travail, celle des objets utilisés pendant la manipulation, celle de nos vêtements...
    • Les tubes ou les flacons ne sont jamais tenus verticalement, mais obliquement, leur ouverture dirigée vers la flamme (afin de réduire la possibilité de pénétration de poussières porteuses de micro-organismes qui sédimentent verticalement).

 

  • D'une façon générale la main droite, qui maintient dans la zone aseptique l'ensemenceur ou la pipette Pasteur (stérile ou chargé des bactéries à étudier), ne doit pas se déplacer. Tout le matériel nécessaire (tubes de milieux de cultures, de liquides de dilution, tubes stériles ou éventuellement lames) doit être porté par la main gauche vers la main droite.
  • Éviter tout mouvement d'air pendant la manipulation.

 

  • ORGANISATION DU TRAVAIL

 

3.1. Avant la manipulation
Le bactériologiste doit choisir, rassembler à proximité du poste de travail et éventuellement préparer tout le matériel nécessaire.

3.2.Pendant la manipulation

L'organisation d'un travail en bactériologie varie évidemment de façon considérable d'une technique à l'autre. Elle doit néanmoins respecter certaines règles :

  • Permettre l'utilisation des inévitables temps morts : séchage des lames, temps de contact des colorants, refroidissement des milieux...
  • Ne pas compromettre la survie des bactéries par leur maintien dans un milieu ou dans des conditions défavorables.
  • Eviter tout risque de confusion par l’étiquetage soigneux des tubes et boîtes,

A toutes ces précautions, on ajoutera une limitation aussi importante que possible des gestes à accomplir : ainsi avec moins de 1 mL d'une suspension épaisse de bactéries, contenu dans une pipette Pasteur, il est possible d'ensemencer en série tous les milieux liquides d'une galerie d'identification.

3.3.Après la manipulation

Le matériel de travail est dirigé vers des destinations différentes :

  • Les milieux ensemencés sont placés dans les étuves à la température optimale de culture des bactéries suspectées. Parfois, plusieurs séries de milieux seront ensemencées parallèlement et placées dans des conditions différentes d'incubation : par exemple 37, 30 et 22 °C, ou atmosphère enrichie en CO2 et atmosphère aérobie ou atmosphère anaérobie et atmosphère aérobie...
  • Les frottis colorés sont éventuellement conservés (identification indispensable).
  • Le produit à étudier (produit pathologique, produit naturel, souche bactérienne) doit être conservé (le plus souvent à 4°C) jusqu'à la fin de son étude.
  • Tout le matériel d'étude contaminé, dont l'utilisation ultérieure n'est pas envisagée, doit être stérilisé :
  • Les tubes et boîtes de milieux de culture utilisés, les suspensions et dilutions bactériennes, les produits après vérification des résultats, doivent être autoclavés.
  • Les pipettes Pasteur auront été immergées dès la fin de leur utilisation dans un bac d'eau de Javel, elles ne sont jetées qu'après un temps d'immersion suffisant.
  • Les fils métalliques sont stérilisés par chauffage en cours de manipulation, dès la fin de leur utilisation.

Quand tout le matériel est rangé, la paillasse est nettoyée et désinfectée (cf document 6).

 

Creative Commons License
Ce site est mis à disposition sous un contrat Creative Commons.  
Par Brigitte VERON - Collectif Photo-Reims