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LES EXAMENS MICROSCOPIQUES EN MYCOLOGIE
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1. Examen direct du produit pathologique


Il est fondamental car:

  • il permet la mise en évidence des éléments fongiques et l'orientation du diagnostic.
  • il permet de noter l'abondance des éléments: pour certains champignons (Candida), normalement saprophytes des muqueuses, c'est l'abondance des éléments qui a une signification pathologique.

                        1.1. Examen à l'état frais

  • En eau physiologique stérile
  • Ou dans une goutte de colorant (non éclaircissant) tel que le bleu de toluidine ou le bleu coton
  • Ou dans une goutte de réactif éclaircissant dans le cas des produits épais (cheveux, ongles, squames, poils, biopsie): NaOH, KOH, lactophénol d'Amman, chloral-lactophénol...Un tel réactif permet de faire éclater les tissus et de libérer les éléments fongiques.

NB: la potasse et la soude détruisent toute la préparation en quelques heures et ne sont pas recommandées pour l'examen direct des cheveux et poils. De plus, elles donnent lieu à de nombreux artefacts.
Le chloral-lactophénol donne de plus belles préparations, surtout pour les cheveux, et les préparations se gardent plusieurs heures. En revanche, la dissociation se fait plus lentement.

  • Ou dans une goutte de réactif colorant et éclaircissant (cas des produits épais): bleu lactique ou bleu de lactophénol.
  • Ou dans une goutte d'encre de Chine si on recherche des éléments capsulés (ex: recherche de Cryptococcus dans le LCR).
  • Ou après dilution en eau physiologique stérile dans le cas des produits consistants (selles, pus, expectorations...)
  • Ou sur le culot de centrifugation, après centrifugation stérile, dans le cas des produits liquides ou visqueux (urine, LCR,...).

Observation:

- à l'objectif x10 ou x25 pour apprécier la densité des éléments fongiques et leur morphologie.
- à l'objectif x40 ou x60 pour étudier les structures.

Document 1:  Eclaircissants et colorants

1.2. Examen après fixation et coloration


On réalise un frottis (de la même façon qu'en bactériologie) que l'on fixe à l'alcool à 90° pendant 1 min et que l'on colore par une des méthodes suivantes:

  • coloration de Gram
  • coloration au bleu de méthylène
  • coloration de May-Grünwald Giemsa.

2. Examens après culture

Les champignons levuriformes sont étudiés grâce aux méthodes utilisées en bactériologie.

Les champignons filamenteux sont identifiés par:

  • L'examen macroscopique (délai de croissance, aspect de la colonie, coloration de l'endroit et du revers)
  • L'examen microscopique (aspect du mycélium, présence ou non de fructifications) réalisé à faible grossissement.

                        2.1. Examen d'un fragment dilacéré

On dissocie un fragment de colonie (prélevé en périphérie de celle-ci = zone de croissance) dans une goutte d'eau, de bleu coton ou de bleu de lactophénol. On recouvre d'une lamelle.

ATTENTION: la dilacération doit être délicate. Il faut éviter la dissémination des spores en manipulant entre 2 becs Bunsen.

                        2.2. Empreinte sur ruban adhésif (scotch): technique du drapeau

Avantage: cette technique ne détruit pas les organes du champignon.
Inconvénient: elle ne permet d'observer que les structures superficielles.

2.3. Culture sur lame

Elle permet d'obtenir la culture d'un champignon sur une lame.

Avantage: il n'y a pas destruction des structures (intérêt pour la mise en évidence des organes de fructification).
Inconvénient: réalisation délicate.

 

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Par Brigitte VERON - Collectif Photo-Reims